|
"L'OMS a choisi la journée du 7 Avril 2011 pour lancer un appel à
combattre la résistance bactérienne aux antibiotiques.
Les
bactéries, tout au long des différentes années depuis la découverte
de la pénicilline jusqu'à nos jours ont réussi à s'adapter et à
trouver les armes qui leur permettent de résister.
Les
supports génétiques de ces résistances existaient mais ont été
découverts par les scientifiques les uns après les autres. Ce sont
le chromosome, les plamides, les transposons, les intégrons.
Les
bactéries ont à leur disposition plusieurs mécanismes de résistance
qu'elles mettent en activité selon les circonstances:
l'imperméabilité,la synthèse de plusieurs enzymes spécifiques, le
reflux,l'échange de gènes chromosomiques avec d'autres bactéries
résistantes, la modification des protéines de liaison,la
modification des porines,la substitution de cibles.
Différents mécanismes peuvent être associés dans une même bactérie
et différents supports génétiques de la résistance peuvent coexister
dans une même bactérie.
Devant un adversaire aussi astucieux, le clinicien,dispose d'une
panoplie d'antibiotiques, qu'il doit prescrire à bon escient; pour
cela, il doit connaître les armes de ses adversaires.
Les
antibiotiques actifs se font de plus en plus rares. Evitons donc de
les gaspiller.
Celui qui peut aider le clinicien à choisir le ou les antibiotiques
adéquats est le microbiologiste, mais pour que son aide soit
efficiente, il faut qu'il ait des moyens à sa disposition: réactifs,
milieux de culture, disques antibiotiques, équipements.
Un
clinicien associé à un microbiologiste lutteront plus efficacement
contre les bactéries résistantes qu'un clinicien seul face à un
ennemi très retors" |