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Définition 
Pour définir «  le bureau des entrées » il nous suffit de dire que c’est là qu’un directeur avisé doit prendre fréquemment la température pour savoir d’une  manière précise si l’établissement dont il a la  charge  se porte bien ou au contraire  va mal ;  c’est en effet de l’activité  et de la célérité de cet important service que dépendent la situation financière et le bon fonctionnement de l’hôpital . 
C'est d'après  l’accueil  réservé  aux malades, à leurs parents et aux visiteurs que  s’établit sa bonne  ou mauvaise réputation. 

La réhabilitation des bureaux des entrées :
La santé et le développement vont de pair avec la démarche économique de l’Algérie, celle ci ayant adopté l’économie de marché basée sur le principe
 « s’adapter ou disparaître »
Cette démarche droit impérativement influer sur les formes  envisagées du système national de santé notamment  en matière de financement des prestations sanitaires d’une part et d’autres part  sur la nécessaire d'améliorer les relations entre l’hôpital public et ses usagers .
Dans ce contexte général, l’hôpital est mis dans l’obligation de relever  rapidement un double défi : 
-  Etre  en mesure d’évaluer efficacement  dans un contexte d'économie de marché et de vérité des coûts  dans lequel il devra se comporter et s’auto-suffire comme une entreprise autonome  productrice de biens de santé, 
-  Etre en mesure de s’humaniser face à une clientèle légitimement soucieuse de sécurité, de qualité et d’efficacité et qui s’organise en un vaste mouvement associatif de consommateurs et d’ usagers et ce d’autant que  les demandeurs de soins  sont appelés à participer substantiellement aux dépenses de santé .

Pour ce faire, l’hôpital n’est pas pour  autant dans l’obligation  de créer une nouvelle  structure car c’est en lui  même qu’il  peut trouver le tremplin nécessaire pour mettre en oeuvre les nouveaux défis .
A l’évidence, la problématique ainsi énoncée désigne directement le bureau des entrées  comme étant la structure qui, de par sa place et son rôle dans le dispositif d’administration hospitalière se trouve parfaitement indiquée pour viser le double objectif imposé par le nouveau contexte économique et social . 
La gratuité des soins instaurée en 1974 a relégué le bureau des entrées au second plan voire l’a complètement déstructuré .
Aujourd’hui  le bureau  des entrées est appelé à jouer un rôle décisif pour le succès de cette mutation ;  la logique de l’économie de marché est de plus en plus  une nécessité incontournable pour le secteur social en Algérie avec toute ses composantes dont principalement « la santé » .
Cependant, la soumission du secteur de la santé aux règles de l’économie de marché est une opération très délicate qui ne peut être  opérée qu’en prenant on considération toutes les données de ce nouveau contexte .
Les établissements publics de santé  ont une obligation  de trouver désormais  de nouvelles sources financières capables d’alimenter leurs  activités multiples diversifiées .
Parallèlement, l’insertion dans l'économie de  marché  obligera les structures de  santé  à déployer  leurs efforts en matière de qualité des prestations  fournies face à un usager bien informé de ses droits et un secteur privé concurrentiel .
Le bureau des entrées doit concilier ses missions de service avec les impératifs d’une gestion rigoureuse qui fait de la fonction « comptabilité » l’élément clé et qui subordonne toute action de changement à sa valorisation .
Le processus de réhabilitation du bureau des entées  étant lancé depuis  la fin de l’année 2000 (circulaire N° 3 relative à la réhabilitation du bureau des entées), l’objectif escompté  demeure dans  la nécessité de parer aux failles de l’organisation interne des structures hospitalières et ce par l’instauration d’un nouveau mode de gestion et de fonctionnement ayant  pour mot d’ordre « initiative, efficacité et rendement  » . 
L’introduction d’une gestion économique efficiente à travers l’instauration de nouvelles modalités plus souples, permettra  l’emploi optimal des moyens matériels et financiers mise en place .
A l’heure où l'accent est mis sur la rentabilisation des structures  de santé,  sur l’exploitation rationnelle et optimale des ressources aussi bien humaines que matérielles dans la voie de la lutte contre tout phénomène de gaspillage,  il est impératif d’adopter toutes  les techniques susceptibles d’améliorer la gestion du secteur et notamment le bon fonctionnement du bureau des entrées .
Pour ce faire,  la mise en place de la comptabilité analytique, outil d’évaluation et de contrôle et source de données par le calcul du prix d’hospitalisation est une priorité absolue .
La comptabilité analytique est d’abord  perçue comme un moyen d’évaluation  et de contrôle mis à  la disposition des responsables du secteur de la santé,  puis comme un moyen d’information en mesure de fournir à ces mêmes responsables,  des renseignements relevant de l’aspect économique susceptible de les éclairer sur le fonctionnement interne de chaque service, elle est également un moyen de connaissance et un instrument mis à la disposition de l’autorité  de tutelle et des autorités de contrôle pour une  gestion mieux orientée .
Enfin que ce soit dans son rôle de détermination des coûts  et des prix de journées ou dans son rôle d’information, de contrôle ou de comparaison, la comptabilité analytique  reste un outil d’amélioration de la gestion et il convient donc d’exploiter judicieusement les renseignements et les indices  qui peuvent en être tirés . En parallèle la mise en oeuvre d'un système d'information normalisé demeure indispensable  . 

q   Valorisation des ressources humaines :
Parler d’une gestion  du dossier administratif du malade, d’une comptabilité des prestations efficace, c’est  souligner  le rôle important du facteur humain, dans ce cas précis le personnel en charge du bureau des entrées en particulier les agents du service des admissions ou du moins ceux qui dans l’exécution de leur tache quotidienne sont fréquemment amenés à avoir des relations avec les malades .
Il devient dès lors nécessaire de munir le bureau des entrées d’un encadrement suffisant en mettant à disosition des personnes fréquentant l'établissement : 
-  Des hôtesses d’accueil formées aux technique de communications en milieu
   hospitalier ; 
-  Des agents administratifs initiés à la gestion des dossier des malades et de l’état
   civil ; 
-  Des statisticiens pour analyser et interpréter les mouvements de la populations 
  
et les fiches navettes ; 
-  Des assistantes sociales et des psychologues qui auront pour tâche d’aider à 
   résoudre les difficultés administratives et socio-familiales du malade .

Enfin, il convient de former le personnel à la collecte, au traitement et à l'analyse de l’information concernant le malade .
Pour suivre correctement le fonctionnement de  cette importante structure, dont il convient d’améliorer sans  cesse  l’organisation,   le personnel doit être recyclé périodiquement afin qu’il puisse être à l'écoute des doléances des malades et du public .
q       Adoption et modernisation des moyens matériels sur le plan
      architectural :
L’infrastructure (Hall d’accueil, salle d’attente et garderie d’enfant)
q       Moyens de communication extérieure
Le demandeur de soins peut avoir  des besoins de communication avec l’extérieur avant son séjour, quelque soit  sa durée pour permettre la satisfaction de ces besoins de communication, l’établissement doit mettre à la  disposition de ses usagers les moyens de communications :
-  Cabines téléphoniques dotées d’annuaires .
-  Boîte aux lettres, point de vente de papier ,enveloppes et timbres .
q       Informations du bureau des entrées :
En plus des moyens matériels indispensables tels le mobilier,  les fournitures de bureau pour effectuer le travail dans des conditions confortables, l’introduction de l’outil informatique s’avère plus que jamais nécessaires, d’où les efforts consentis par l’administration centrale pour la mise en place du logiciel patient (voir l’extrait du documents intitulé logiciel patient) .

Relation avec les partenaires sociaux et économiques
Domaines et modes de relations :
S’il apparaît normal que les prestations dispensées dans les hôpitaux aux bénéficiaires de la sécurité sociale et aux démunis, les ménages payants doivent donner lieu en contrepartie à une rémunération par ces derniers il n’apparaît pas moins normales que cette rémunération doit être assurée en  tenant compte à la fois de normes communément admises en matière de prestations de soins que des capacités financières de ces sources de financement.
Le choix de pareil système nécessite impérativement le passage de la pratique forfaitaire au conventionnement
En effet, ce dernier permet de réaliser le cadre de concertation dans la fixation de L’enveloppe financière accordée par ces partenaires sociaux aux hôpitaux.
Il va falloir mettre en place un premier dispositif par la collecte  d’informations permettant d’une part de disposer de statistiques de gestion et d’autre part, de suivre et de contrôler le comportement des producteurs dans l’administration de soins, l’autre est d’instaurer des liaisons permanentes permettant de déterminer les principaux paramètres, y compris la proportion des malades bénéficiaires de la sécurité sociale, celle des  malades démunis et celle des ménages payants et d’évaluer ainsi avec le maximum de précision le montant des remboursements à la charge de chaque source de financement.
En effet la gestion administrative des dépenses de santé  qui continue le système actuel de collecte des données financières se prête mal  a une exploitation simultanée des informations médicales les quelles sont produites mécaniquement par les services mais ne sont pas traités au niveau  central. Il faut préciser en fait que les statistiques sanitaires  et financières n’ont plus depuis 1974, de fonction de mobilisation de ressources (Nécessité de la facturation ) mais sont devenus une simple réponse administrative pour renseigner des canevas de recueil de données destinées à la tutelle, et ce en  raison  du fait  que les ressources  sont depuis  cette date attribuées par  l’entremise  d’un budget global mis en place  annuellement, c’est ainsi que  l’instauration de nouveau système d’information est une importante capitale.
A cet  effet, des fiches et des canevas de contexture identique à celle existant actuellement ainsi que les formulaires d’évaluation financière des activités médicales doivent être  transmis aux services hospitaliers et  extra hospitaliers. Pour être renseigné  et centralisé ensuite au niveau de la direction des établissement sanitaires qui, a cet effet, devra  synthétises et transcrire les données dans un tableau de bord arrêté par établissement.
Contractualisation :
A ce titre, il faut préciser que le conventionnement signifie la contractualisation des rapports entre les partenaires et le système de soins.
Cette pratique déjà  connue par les anciens gestionnaires d’avant la médecine gratuite consiste à formalises sous forme de contrats, les charges que doivent supporter les caisses de sécurité sociale, la commune ou les ménages et ce, à partir de critères et de  conditions préalablement négociés et consensuellement arrêtés .
Pour ce qui est  de la sécurité sociale,  la caisse compétente (CNAS ou CASNOS) doit négocier avec chaque établissement les prix de la facturation des frais  médicaux.
Quoique cette méthode  soit  la règles générale, c’est à dire qu’il y a un lien direct entre la caisse de sécurité sociale et la structure de soins, mais  elle demeure difficile à  concrétiser du fait du manque d ‘expérience de nos établissements sanitaires  dans  le domaine de la facturation .
La fonction statique :
Le rôle du bureau des entrées ne consiste pas seulement à l’enregistrement  du mouvement de la population  hospitalière (admissions, sorties, séjours) mais vise également l’exploitation et l’évaluation d’un  certain nombre d’informations liées à la fonction statistique.
Les statistiques permettent la préparation  du budget,  elles constituent également des données indispensables a l’élaboration du projet de l’établissement, les statistiques permettent de suivre les dépenses au niveau de chaque service et permettent aussi de faire des comparaisons  entre les différents services de l’établissement hospitalier.
Dans ce contexte, un comité des experts  en statistiques sanitaires à classé les objectifs principaux des statistiques hospitalières en quatre groupes
-  Administration et gestion d’un hôpital de manière à assurer les soins  de qualité aux malades
-  Organisation, coordination et planification des services hospitaliers dans une circonscription administrative
- Utilisation rationnelle de l’équipement hospitalier dans le programme sanitaire général d’une localité ou d’une région
- Evaluation de la morbidité et notamment les caractéristiques des malades.
Fonction d’humanisation :
Humaniser : « rendre humain » considérer le demandeur de  soins, non  comme un matricule, comme une maladie à traiter en prenant en charge toutes les conséquences de cette attitude.
Communiquer  pour humaniser. L’humanisation c’est d’abord  la qualité de la relation inter-personne, usagers-service public hospitalier.
Suppose  l’organisation, la rationalisation du travail administratif, la simplification des tâches et des formalités administratives et médico-sociales, leur allégement pour l’usager mais aussi pour le personnel de manière à ce que celui-ci  trouve matériellement le temps, la disponibilité et la motivation nécessaires pour amorcer et maintenir la communication avec l’usager.
Suppose d’accepter de prendre le malade comme il est, de se fixer comme objectif de modifier son comportement  ou d’en infléchir certains aspects négatifs par une communication et  messages adéquats.
Avant l’amélioration du confort hôtelier au demeurant  une nécessité, l’humanisation est d’abord le souci d’une  bonne communication avec le demandeur de soins  et a pour  objet :
-  D’obtenir l’adhésion  et la participation du malade aux  nécessaire formalités administratives qui vont lui permettre d’accéder aux soins et examens qui lui prescrits tout  en garantissant à l’hôpital la connaissance du débiteur  qui prendra en charge les frais de soins, d’examens ou d’hospitalisation ; en résumé, c’est garantir un bon fonctionnement  administratif et financier à l’hôpital
-  Prévenir le contentieux administratif, financier et d’état civil
-  Mettre le malade dans  de bonnes conditions morales et psychologiques qui lui permettre de surmonter sa maladie ou son infirmité et de recevoir avec le maximum de chances de succès les traitements médico-hospitaliers
-  Contribuer à l’éducation administrative du malade et à son information sur ses droits et ses devoirs d’usager du service public hospitalier, en matière d’accès aux soins.
De ce fait l’amélioration des conditions d’accueil, humanisées pour le malade ainsi que pour les visiteurs, doit constituer une préoccupation permanente pour le directeur de l’hôpital.
En effet, les responsables doivent assurer cette fonction dans le but de satisfaire les usagers mais aussi pour garantir l’entrée des recettes à travers la fréquentation des malades du service public hospitalier, de plus en plus concurrencé par  un secteur  privé en plein expansion .
Ainsi, nous aurons à étudier dans le cadre des missions d’humanisation du bureau des entrées, la fonction accueil et communication ( première  sous section ) et celle d’état civil
Accueil et communication :
Le patient  est d’abord un être humain. Sa condition de malade impose à ceux qui vont le prendre en charge de se préoccuper autant de son accueil que de ses  soins.
En matière d’accueil, les premiers moments et plus  particulièrement le premier  contact sont essentiel. Le bureau des entrées, à travers son service accueil et orientation, est l’expression d’une première relation déterminante de l’image de  marque de l’établissement .    
Accueil et orientation du public :
L’accueil est  l’ensemble  des mesures d’ordre moral, relationnel, matériel et organisationnel dont le but  est  de  permettre aux  demandeurs de soins, d’accéder dans  les  conditions  de sécurité et de confort aux  services prestations de l’établissement. Cet accueil nous paraît bien défini par la  phrase suivante : «  il est nécessaire que le malade qui doit entrer dans un établissement de santé, loin de penser à un clos est mystérieusement  hostile, sache par avance et sa famille avec lui, qu’il va trouver dans  son hôpital,  non seulement des soins attentifs éclairés mais un climat de sympathie ; non seulement un confort hôtelier convenable mais le respect de sa dignité  »
Cette phrase, à elle  seule, résume d’une  façon parfaite et complète  ce que tous malade souhaiterait trouver à l’hôpital. L’objectif que présente le monde de l’hôpital par rapport au milieu familial quotidien du malade.
Pour cela, il est nécessaire de procéder à un  aménagement et à la décoration des locaux d’accueil dont  les  précisions ont été évoquées dans la section  adaptation et modernisation  des moyens matériels ci-avant.
Pour assurer la fonction d’accueil, il est possible d’affecter   des agents  choisis pour leurs qualités de présentation, leurs aptitudes aux contacts et leur qualité humaine avérée.
L’hôpital, peut recruter des « hôtesses » formées spécialement pour assurer  cette fonction en milieu hospitalier. Le personnel du bureau d ‘accueil doit être à la disposition des visiteurs.
La tenue vestimentaire et comportement du personnel d’accueil doivent être irréprochables.
Pour conclure, nous dirons que l’accueil doit être un soulagement, une sécurité, un réconfort et un respect de la personne humaine ainsi qu’un baume pour être soufrant.
Communication :
La communication  est le processus par lequel un ensemble d’information  sont échangées entre des personnes et/ou des structures en utilisant des techniques et des  supports déterminés dans un but bien défini.
Le bureau  des admissions est donc un lieu et un cadre privilégié de communication entre les demandeurs de soins ( les usagers du service public hospitalier) et l’administration hospitalière; c’est un niveau de communication obligatoire et inévitable puisqu’il s’agit d’une  étape qui conditionne l’accès aux soins hospitaliers. Il s’agit d’un moment décisif qui va conditionner l’attitude générale de l’usager durant son séjour dans  l’établissement.
Aussi, pour que cette première communication soit bien conduite, humanisée et efficace, il faut la préparer. C’est le rôle du chef  d’établissement qui peut  dans ce but  élaborer un guide de communication à l’usage des personnels administratifs et d’accueil affectés au bureau des entrées. Le guide doit comporter des recommandations quant aux attitudes à  adopter  à l’égard des usagers et sélectionner même les  formules d’accueil et d’orientation compréhensibles par les usagers.
En plus de la communication de courtoisie, le guide doit comporter les questions à posé et les réponses à donner à l’usager.  Le guide doit également prévoir les principales difficultés de communication susceptibles d’être rencontrées et indiquer aux préposés les conduite à tenir.
La communication orale doit prendre le relais de la  communication écrite ou visuelle (symbolique) quand ce dernier ne la comprend pas.
Il faut assurer un climat psychologique favorable aux  usagers ainsi q’une discrétion des informations qui leurs sont données ou demandées. Pour cela il faut prévoir des séparation entre la salle d’attente et les autres services. Certaines formules peuvent être conçues pour inciter, favoriser et développer le message en retour.

© DSP18 2002