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Application du programme de lutte contre les MTH
En 2001, les BCH et les SEMEP ont procédé à 34 650 tests de chlore résiduel dont 86.44%  se sont révélés positifs alors que le taux de tests positifs était de 84.12% en 2000 .
3 832 prélèvements ont été analysés à la recherche de coliformes fécaux parmi lesquels 26.46%  ont révélé la caractère non potable de l’eau alors que ce taux était de 28.81% en 2000
Contrôle de l’eau destinée à la consommation
humaine entre 1995 et 2001                                         

Année

CHLORIMETRIE 

COLIMETRIE

Tests effectués

positifs

%

Tests effectués

Positifs

%

1995

2 891

1803

62.36%

1 509

413

27.36%

1996

23786

20506

86.21%

4 612

1 398

30.31%

1997

32334

27114

83.85%

4 064

1 421

34.96%

1998

37692

32580

86.43%

4 108

1 504

36.08%

1999

37102

30955

83.43%

4 010

1 313

32.74%

2000

36947

31078

84.12%

4 109

1 184

28.81%

2001

34650

29952

86.44% 3 832 1 014 26.46%

       La  Fièvre typhoïde :

       Une tendance nette à la baisse de l’incidence de la fièvre typhoïde est observée depuis    
       1997 avec une incidence de 0.52 pour 100 000 habitants en 1997 pour atteindre le taux  
       d’incidence le plus bas en 2001 (0.32 pour 100 000 habitants) . Ces taux restent nettement 
       inférieurs à ceux observés à l’échelle nationale (9.84 pour 100 000 habitants en 1999 vs 
       1.2 pour 100 000 habitants dans la Wilaya de Jijel et 9.45 pour 100 000 habitants en 1998 
       (0.85 pour 100 000 habitants dans la Wilaya de Jijel)  . 
      
En 1998 , on a eu à déplorer le décès d’un malade atteint de fièvre typhoïde qu’il avait  
       contracté à la suite d’un séjour effectué en en Libye .
      
L’hépatite virale A

       74 cas d’hépatite virale A ont été notifiés en 2001 (18 cas en 2000) .
       L’année 2001 a été marquée par  la survenue d’une épidémie dans le secteur sanitaire de    
       Taher qui a enregistré à lui seul 53 cas contre 2 cas dans le secteur sanitaire de Jijel et 19 
       cas à El Milia .
       L’investigation de L’épidémie de Taher a permis d’identifier  l’origine de la contamination  
       de l’eau potable , il s’agissait d’une  cross-connection entre le réseau d’Approvisionnement 
       en eau potable (AEP) et le réseau d’assainissement .
       cette épidémie a engendré à elle seule un aspect ascendant de la courbe de tendances  
       évolutives
       Le taux d’incidence de l’hépatite virale A était de 11.54 pour 100 000 habitants en 2000 à  
       l’échelle nationale (3.08 pour 100 000 habitants dans la Wilaya de Jijel) et de 7.78 pour  
      100 000 habitants à l’échelle nationale (12.28 pour 100 000 dans la Wilaya de Jijel) .
       L’analyse des données épidémiologiques sur la base des cas notifiés entre 1998 et 2001  
       montre que l’hépatite virale A affecte particulièrement les tranches d’âge des
       4 – 9 ans (46.3%) ,  suivis des 1 – 4 ans (30.08%) ; les 1 – 9 ans représentent à eux seul 
       les 76.4% des cas déclarés ; les âges extrêmes sont relativement épargnés .
      Epidémiologie
      Situation en Algérie
       L’hépatite virale A sévit sous forme endémo-épidémique n’épargnant aucune région   
       du pays . Les poussées épidémiques sont volontiers automnales .
       Le docteur BELABBES et ses collaborateurs ont réalisé une étude 
       séro-épidémiologique dans la population algérienne ; l’antiHAV a été recherché par 
       un test radioimmunologique chez 959 personnes d’Alger , du Sahara et d’autres 
       régions d’Algérie . Cette étude montre que l’infection est très précoce dans la 
       population algérienne .
       La prévalence était :
       - > 1/3 à 13 – 24 mois ; 
      
- > 90% de 5 à 9 ans ;
       - 100% entre 10 et 15 ans .
       Tendances évolutives de l’incidence de l’hépatite virale A dans la population  
       algérienne de 1976 à 1998 (incidence pour 100 000 habitants) .

       On estime actuellement que 5% seulement des sujets infectés par le virus de l’hépatite 
       A font une hépatite clinique avec des singes avec ictère parmi eux 0.1% font une 
       hépatite fulminante létale dans 80% des cas . Les formes frustes sont donc largement 
       majoritaires (95%) .
       Les épidémies se développent dans les milieux comportant un nombre suffisant de 
       sujets réceptifs, le virus pouvant être introduit par un sujet extérieur à cette 
       population . On a observé un cycle épidémique qui se superpose aux variations 
       saisonnières avec une recrudescence tous les 5 à 10 ans .
       Les grandes épidémies de l’hépatite A se sont produites en
       - 1957 – 1962 : Parmi les troupes françaises en Afrique du Nord
       - 1955 – 1956 : Epidémie à New Delhi (97 000 cas – 1 600 000 habitants)
       - 1965 : Epidémie à l’hôpital Meftah
       - 1967 : Epidémie à Sétif : 1300 malades ictériques
       - 1990 : Epidémie à Tiaret avec un taux d’incidence de 126.12 pour 100 000    
       habitants
       - 1993 : Foyer épidémique à Guelma : incidence de 10.35 pour 100 000 habitants .
       - 1995 : Foyer épidémique à Tindouf , incidence de 11.85 pour 100 000 habitants .
       Les études séro-épidémiologiques ont montré :
       - 80% à 100% d’anticorps dès l’âge de 15 ans dans les pays méditerranées .
       - 40% des enfants sont immunisés entre 11 et 15 ans en France .
       - Dans les pays développés (USA, Australie, Japon, Europe du Nord) , une minorité
         d’enfants est atteinte à cet âge .
       - Le virus de l’hépatite A semble disparaître en Scandinavie et en Suisse (1 pour    
       100 000 habitants) et on note des taux intermédiaire en Allemagne et en Hollande .
 
Les  Dysenterie bacillaires et amibiennes

       Une tendance à la baisse est également observée pour les dysenteries bacillaires et   
       amibiennes  ; le taux d’incidence passe de 6.3 pour 100 000 habitants en 2000 à 4.09 pour 
       100 000 habitants en 2001 ; ce taux était de 9.69 pour 100 000 habitants l’échelle national  
       Les toxi-infections alimentaires collectives
       Tendances évolutives des toxi-infections alimentaires

       collectives de 1991 à 2001 (incidence pour 100 000 habitants)

        
En 1999 , le taux d’incidence des TIAC était de 15 cas pour 100 000 habitants à l’échelle  
       nationale vs 9.65 pour 100 000 habitants dans la Wilaya de Jijel .
       Les épisodes de TIAC surviennent plus fréquemment durant la période estivale , les    
       contrôles des commerces à caractère alimentaire est également multiplié durant cette période