EDITORIAL

Le tutorat est la nature transactionnelle. Son efficacité dépend de ce qui se négocie entre les apprenants, de la manière dont le tuteur perçoit la difficulté de son collègue et l’aide à la surmonter.

Le tutoré a besoin d’aide : seul face à la tâche, il ne parviendrait pas à la réaliser correctement, mais avec l’aide du tuteur, à condition que celui- ci sache s’y prendre, il peut réussir.

 Il est clair que les bénéfices retirés par le tutoré dépendent largement de la qualité et de la pertinence des explications produites par le tuteur. Cet effort pour rendre la tâche davantage compréhensible pourrait s’avérer doublement bénéfique.  

Pour le tutoré, parce qu’il lui apporte des éléments qui l’aident à mieux comprendre le problème auquel il est confronté et qui facilitent la production d’une réponse plus pertinente.

 Pour le tuteur, parce qu’il le pousse à expliciter les exigences résolutoires de la tâche, à prendre du recul par rapport à l’action directe, à prendre conscience de ce qu’il est nécessaire de faire pour mener la tâche à bien. 

Ce qui vient d’être dit pose le problème de savoir à quelles conditions et dans quelle mesure les interactions de guidage peuvent à la fois profiter au tuteur et au tutoré. Même s’ils ne se situent pas au  même niveau de compréhension de la tâche, peut-on dans les deux cas parler d’effets positifs aussi bien en ce qui concerne la compréhension des exigences d’une tâche ainsi que d’une meilleure maîtrise d’un savoir- faire ?

   

Le Directeur de l’INPFP, M. Aouicha.H.