4ème Colloque France Maghreb

Transplantation d'organes, de tissus et de cellules

 

1. Historique

Le colloque est né de plusieurs éléments tirés de l’expérience de coopération avec la Tunisie (débutée en 98) et le Maroc (débutée en 99). Le contrat fait était qu’il y avait peu d’échanges non pas sur le plan médical et scientifique, mais sur les difficultés rencontrées dans la mise en place d’un programme de transplantation sur les plans de la législation et/ou d’un cadre organisationnel.

L’idée était donc de créer un lieu d’échanges entre la Tunisie, le Maroc et l’Algérie et la France, espace qui pourrait être élargi à d’autres pays du Maghreb (Lybie, Mauritanie) et d’Afrique sub saharienne (dans l’espace francophone mais aussi au-delà) ; de valoriser les actions de coopération Établissement français des greffes (EfG) et les partenaires du Maroc, de Tunisie, d’Algérie ; de développer une réflexion de santé publique sur les politiques de prélèvement et greffe dans les pays en Voie de Développement (PVD).

Dans l’esprit de ses fondateurs, ce colloque n’est ni un congrès médical ni un congrès scientifique. Sa valeur ajoutée se situe au niveau des aspects organisationnels et des politiques de santé publique dans le domaine de la transplantation, et au niveau de la réflexion sur ce que peut être un programme de greffe dans des pays débutant cette activité, dans un contexte de ressources et/ou d’accès aux soins limités.

Sur ces bases, deux colloques ont eu lieu, à savoir :

  • En octobre 2003 à Marseille (co-organisateurs : l’EfG, l’Assistance Publique des Hôpitaux de Marseille/AP-HM, le Ministre des Affaires Etrangères/MAE-France). Cette première édition a abordé très largement les thèmes liés au prélèvement et à la greffe d’organes et de tissus (aspects législatifs, culturels et religieux, épidémiologiques et médico-économiques).

  • En décembre 2005 à Rabat (co-organisateur : l’EfG, la Direction des Hôpitaux et des Services Ambulatoires/DHSA-Maroc, l’organisation Mondiale de la Santé/OMS avec la participation des sociétés de néphrologie algérienne, marocaine et tunisienne). Cette seconde édition a été centrée sur les stratégies de prise en charge de l’Insuffisance Rénale Chronique/IRC dans un PVD. 

2. Principes de base du colloque

Depuis le début, les organisateurs se sont accordés sur quelques principes communs fondant la « philosophie » du colloque :

  • Il s’agit d’une plateforme d’échanges entre les trois pays du Maghreb sur les problèmes rencontrés, d’un lieu de réflexion sur les programmes de coopération et sur les politiques menées dans le domaine de la greffe dans les PVD.

  • Ce colloque a lieu tous les deux ans avec changement à chaque fois du pays hôte.

  • Financièrement, c’est un colloque relativement « spartiate » avec limitation des frais « de prestige » mais  en contrepartie, l’inscription est gratuite.

  • Chaque pays prend en charge ses ressortissants (billet et hôtel). Le pays hôte prend en charge les frais locaux (programme, affiches, salles, vidéo-projection, repas sur la place).

  • Il n’y a pas de participation directe de l’industrie pharmaceutique ou de producteurs de matériels médical et chirurgical. L’EfG puis l’Agence de la Biomédecine/ABM, en tant qu’Établissement public ne peut recevoir de fonds de l’industrie.

    Un sponsoring de l’industrie pour financer le déplacement et l’hébergement de certaines personnes à titre individuel a été admis à Rabat, mais sans qu’elle ne soit visible comme sponsors ou avec des stands.

  • Des subventions spécifiques de financeurs publics tels les ministères, les collectivités locales, territoriales ou provinciales, l’OMS sont hautement souhaitables : ainsi le Ministère français des Affaires Étrangères par la Direction Générale de …. / DGCID a subventionné le premier colloque à hauteur de 20000 euros.

 3. Comité d’organisation

Un comité d’organisation est mis en place pour chaque édition, regroupant des représentants des institutions (ABM, OMS, Centre National de la Promotion de la Transplantation d’Organes/CNPTO-Tunisie, DHSA, MAE) et des professionnels (sociétés savantes). Ce comité se charge de la coordination et fonctionne de façon « souple » par mail et par réunions en s’appuyant notamment sur des congrès ou autres événements permettant aux membres de se voir (Journées de la Pitié, Journées de Necker, Société Française d’Anesthésie Réanimation/SFAR, Société de Réanimation en Langue Française/SRLF).

Un comité scientifique est mis en place, dont la composition est variable selon le thème « dominant », celui-ci étant proposé par le pays hôte (ainsi l’IRC par le Maroc en 2005, le don par la Tunisie en 2007). 


Annexe 1 : Projet « charte » du colloque France Maghreb

  • Le colloque France Maghreb est une plateforme d’échanges entre les pays du Maghreb sur les questions rencontrées en matière de don et de transplantation d’organes, tissus et cellules, un lieu de réflexion sur les programmes de coopération et sur les politiques menées dans le domaine du don et de la greffe. Ce colloque n’est ni un congrès médical, ni une manifestation scientifique.

  • Ce colloque a lieu tous les deux ans avec changement à chaque fois du pays hôte.

  • Financièrement, c’est un colloque relativement « spartiate » avec limitation des frais « de prestige » mais en contrepartie, l’inscription est gratuite.

  • Chaque pays prend en charge ses ressortissants (billet et hôtel). Le pays hôte prend en charge les frais locaux (programme, affiches salles, vidéo-projection repas sur place).

  • Il n’y a pas de participation directe de l’industrie pharmaceutique ou de producteurs de matériels médical et chirurgical.

  • Un sponsoring de l’industrie pour financer le déplacement et l’hébergement de certaines personnes à titre individuel est admis, mais sans qu’elle ne soit visible comme sponsors ou avec des stands.

  • Des subventions spécifiques de financeurs publics tels les ministères, les collectivités locales, territoriales ou provinciales, l’OMS sont hautement souhaitables.

Comité permanent :

  • Le comité permanent est composé de deux représentants des agences nationales ou, en l’absence de celle-ci par deux représentants par pays, désignés par le ministère de la santé. Dans la mesure du possible chaque pays devrait désigner un représentant scientifique de haut niveau et un représentant institutionnel.

  • Chaque pays organisateur préside le comité permanent à partir de l’instant où ce pays est désigné. Il assure le secrétariat du colloque.

  • Ce comité propose le pays organisateur et avalise les thèmes retenus par le comité scientifique.

Comité d’organisation :

  • Un comité d’organisation est mis en place pour chaque édition dans le pays organisateur. Chaque pays participant doit choisir un comité en charge de coordonner les aspects logiques du déplacement de la délégation du pays.

  • Chaque fois qu’un pays dispose d’un organisme (type : ABM, France, CNPTO-Tunisie), ces organismes seront automatiquement en charge de l’organisation du colloque.

  • En l’absence d’un tel organisme, le ministère de la santé est chargé de coordonner l’organisation du colloque.

  • L’OMS doit être autant que possible associée comme coorganisateur régulier à cette manifestation.

  • Le comité d’organisation est chargé de la coordination et fonctionne de façon « souple » par mail et par réunions en s’appuyant notamment sur des congrès ou autre événements permettant aux membres de se voir.

Comité scientifique :

  • Un comité scientifique est mis en place pour chaque session. Son président est désigné par le pays organisateur.

  • Le comité scientifique se compose des membres représentants chaque pays participant.

  • Sa composition est variable selon le thème « dominant ».

  • Il a la charge de sélectionner les thèmes du colloque qu’il soumet au comité permanent pour approbation. Il choisit les modalités de déroulement du colloque.

  • Il est en charge de l’édition et de la diffusion d’un recueil des travaux du colloque.

  • Il peut faire appel, s’il le juge utile à des experts internationaux non maghrébins et non français.

  • La langue officielle du colloque est le français, toutefois certains exposés peuvent être fait dans une autre langue, dans la mesure du possible, il sera demandé à l’orateur de rédiger son support audiovisuel en français ou en anglais (charge au pays organisateur de fournir la traduction sur papier du support).