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Liens utiles
Lettre du colloque
Ministère de la Santé - Algérie
Organisation Mondiale de la Santé
Secrétariat du colloque :
Service de Réanimation,
EHS Docteur Maouche , Alger
Tél/fax : +213 (0)21 939 082
+213 (0)21 939 072
Inscription gratuite
mais obligatoire sur le site web :
Date limite d'inscription 31 Décembre 2009
La transplantation d'organes, de tissus et de cellules, étape fascinante du patrimoine de la médecine, ressuscitant tant de vies le plus souvent menacées, demeure à nos jours le plus grand défi de notre millénaire.
C'est Alger, à l'instar de Marseille, Rabat et Tunis, qui abritera le 4ème colloque Franco-Maghrébin en Janvier 2010. Le thème retenu s'articulera autour de la problématique du développement et de la pérennisation des programmes nationaux de la transplantation d'organes de tissus et de cellules.
Cette opportunité permettra aux pays du Maghreb avec la collaboration précieuse de l'Agence de Biomédecine Française, d'évaluer l'activité de transplantation, d'analyser les étapes franchies pour mieux gérer l'avenir.
La demande de plus en plus pressante à l'accessibilité de la greffe, nous conduit à envisager une nouvelle stratégie de la transplantation basée sur le concept géographique incriminant les pays du Maghreb compte tenu de leur convergence religieuse, éthique et culturelle.
Beaucoup d'étapes ont été franchies malgré les difficultés pour la transplantation à partir du donneur vivant ; mais le don issu d'un patient en état de mort encéphalique demeure en deçà de nos espérances. Ce constat est lié à des contraintes d'ordre culturel dominé par la sacralisation du corps, la mise en place d'une organisation stéréotypée du prélèvement d'organes sur patient en état de mort encéphalique, et aux inquiétudes liées à l'échec de la greffe qui influence l'atmosphère psychologique. Le but recherché vise à perfectionner le système de don et de la transplantation basé sur une approche pragmatique lié surtout à la connaissance de l'environnement.
Si la transplantation des organes au plan technique est maîtrisée, le suivi est lié à la maîtrise du rejet à travers un laboratoire pluridisciplinaire équipé et performant, l'accessibilité aux thérapeutiques immunosuppressives modulables et moins agressives et surtout l'adhérence du traitement du transplanté.
Plus le don d'organes et le nombre de greffes réalisées vont augmenter plus l'incidence sur les ressources financières s'accentuera et deviendra une charge pour la société. Ne faut-il pas atténuer cette pression en développant les axes de prévention des maladies pourvoyeuses de transplantation? Mieux vaut prévenir que guérir...
Pr A. Zerhouni